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CONSEILLER MUNICIPAL DE TOULOUSE ET CONSEILLER COMMUNAUTAIRE DE TOULOUSE MÉTROPOLE

Abandon définitif du prolongement de la ligne B du métro : l'erreur historique de Jean-Luc Moudenc

Une erreur historique vient d'être commise par le Maire de Toulouse et son équipe. Après bientôt deux ans de duplicité et de faux-semblants, entre fausses promesses d'études et tentatives de manipulation de l'opinion, la majorité municipale dévoile enfin ses véritables intentions pour notre aire urbaine en annonçant sa décision d'enterrer définitivement le prolongement de la ligne B du métro.

Il est, dans le mandat de Maire et de Président de Communauté Urbaine, des erreurs graves et lourdes de conséquences parce qu'elles portent atteinte de façon durable et irrévocable à la qualité de vie des habitants ainsi qu'au développement économique et à l'équilibre des territoires. L'abandon du prolongement de la ligne B du métro fait partie de ces erreurs, de celle qui condamnent une amélioration rapide de la réalité quotidienne des habitants de notre agglomération.

Rappelons en quelques lignes ce qu'était ce projet et les enjeux qui le sous-tendaient.

Le prolongement de la ligne B jusqu'à Labège, c'était un projet abouti avec un plan de financement entièrement bouclé permettant une mise en œuvre immédiate, conditionnée par la seule volonté d'engager les travaux.

Le prolongement de la ligne B jusqu'à Labège, c'était une possibilité de désengorger considérablement notre aire urbaine et ce, d'ici 5 années seulement.

Le prolongement de la ligne B jusqu'à Labège, c'était apporter une réponse concrète et rapide aux milliers d'automobilistes qui, contraints d'emprunter quotidiennement cet itinéraire, se retrouvent dans des encombrements sans fin qui altèrent leur rythme et leur qualité de vie.

Pour résoudre les problèmes de circulation dans notre agglomération, Jean-Luc Moudenc évoque une troisième ligne de métro qui ne saurait voir le jour avant une quinzaine d'années. Brandir à l'exclusion de toute autre alternative une solution qui n'offre de perspectives qu'à si long terme, c'est nier l'urgence de la situation, c'est mépriser les difficultés que rencontrent aujourd'hui les habitants de l'agglomération tout en aggravant celles de demain. En effet, c'est maintenant qu'il convient d'agir car il est inimaginable que notre ville patiente tant d'années sans qu'aucun acte majeur ne soit accompli pour les transports en commun.

Je l'affirme une nouvelle fois, c'est une erreur historique qui vient d'être commise par la majorité municipale avec cette décision qui prive notre agglomération de la perspective d'avenir qui s'offrait à elle il y a de ça quelques jours encore.                                                                          

Romain Cujives
Conseiller municipal de Toulouse
Conseiller communautaire de Toulouse Métropole