social twittersocial facebook

CONSEILLER MUNICIPAL DE TOULOUSE ET CONSEILLER COMMUNAUTAIRE DE TOULOUSE MÉTROPOLE

Privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac : L’inaction municipale.

Lorsque les renoncements de la majorité municipale entrent en résonance avec les erreurs de notre gouvernement, l'actualité est douloureuse à analyser pour un élu de gauche. Tel est le cas de la privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac.

Le 18 juillet 2014, le journal officiel annonçait qu’un appel d’offres international serait lancé afin de céder dans un premier temps les 49,99% du capital de l’aéroport avec une option d’achat pour les 10,01% restants. Le gouvernement avait donc décidé de privatiser l’aéroport Toulouse-Blagnac.
Dès le début de la réflexion initiée par le gouvernement sur le sujet et antérieurement à la prise de décision qui s'en est suivie et qui doit être qualifiée sans détour d'erreur politique, le Maire de Toulouse a fait le choix de la passivité. Pas un mot n'a été prononcé pour dénoncer ou à tout le moins déplorer cette privatisation.

Si en lieu et place de cette inaction de Jean-Luc Moudenc, la majorité municipale avait manifesté une opposition sans équivoque au projet, l’aéroport Toulouse-Blagnac n’aurait, selon moi, jamais été privatisé.

Cette conviction, je la tiens des velléités de privatisation réitérées à plusieurs reprises par le passé, et des reculs systématiques opérés par le gouvernement devant une opposition ferme et sans faille portée par la majorité municipale d'alors à laquelle j’appartenais.

La passivité de la Mairie de Toulouse dans ce dossier a donc été fatale au maintien d’une forte majorité publique au sein de l’aéroport Toulouse-Blagnac.

Quelles sont les raisons qui ont poussé Jean-Luc Moudenc à faire le choix d’accepter sans sourciller cette privatisation ?

La conviction profonde que les privatisations sont par essence vertueuses ?

L'espoir de voir les nouveaux dirigeants de l’aéroport financer ses projets municipaux ?

Quelle que soit la réponse, une chose est certaine, l’attitude de Jean-Luc Moudenc dans ce dossier n’a pas été à la hauteur des enjeux.

Être Maire de Toulouse, ce n'est pas accepter en silence des décisions nationales contraires aux intérêts de Toulouse.

Être Maire de Toulouse, c’est faire passer l’intérêt général de sa ville et de ses habitants avant toute autre considération.

Il est des fois où le silence est coupable parce qu'il cautionne l'injustifiable. Dans ce dossier, nous garderons longtemps en mémoire le silence assourdissant de la municipalité.

Romain Cujives

Conseiller municipal de Toulouse
Conseiller communautaire de Toulouse Métropole

Vous souhaitez formuler une remarque ou faire une proposition ? Cliquez sur ce texte